Est un nom d'origine Chinoise
Palikao tire son nom de : PA - LI - KIAO, nom d’un village de Chine à dix sept kilomètres au sud de Pékin, où les Français et les Anglais commandés par le Général Cousin-Montauban
battirent l’armée manchoue le 21 septembre 1860.
L'expédition Franco-Britanique lancée en 1858 contre la Chine a ouvert celle-ci aux influences occcidentales.
La Chine a par la suite a deux reprises violé le traité de commerce conclus avec la France et l'Angleterre.
La coalition Franco-Britanique est intervenue en 1856, mais la Chine a répondu en brûlant les concessions Européennes et en décapitant nos marins.
A nouveaux, en 1858 les traités ne sont plus recpectés et l'année suivante les navires Français et Anglais doivent battre en retraite à l'embouchure du fleuve Pei-Ho au nord de la Chine.
Un corps expéditionnaire de 8 000 hommes sous le commandement du Général Cousin Montaban débarque dans la baie du Tché-Fou, à l'est de Pékin, le 8 juin 1859 après cinq mois de traversée.
Une série de fort interdit l'accés au fleuve Pei-Ho, le commandement décide un débarquement en force plus au nord à l'embouchure du fleuve Peh-Tang-Ha. En 3 semaines, le corps expéditionnaire
Français s'empare de toutes les défenses des deux fleuves, (5 forts, 2 camps retranchés et 518 pièces d'artillerie).
La porte de Pékin est ouverte.
A moins de 20 kilomètres de la ville, 60 000 tartares de l'armée Chinoise se sont retranchés dans le village de Palikao. Le 21 septembre le combat est engagé avec en tête, le 2ième bataillon de Chasseurs à pieds.
L'énemi défait tente de se regrouper autour du pont dont les Français s'emparent après un assaut furieux, avant de capturer le camp Chinois.
Cette bourgade entre Tien-tsin et Pékin était l’ultime verrou ouvrant la route de la capitale du céleste Empire.
Le 5 octobre la colonne Française atteint Pékin et le Palais d'été dont elle s'empare mettant ainsis fin à la campagne.
En 1858, un site de broussailles où, curieusement dominait d'une part le sable et d'autre part les marécages, c'était à l'époque des pionniers.
Un petit douar qui se nomme Ternifine, il se trouve au milieu de la tribu des Hachem-Cheraga, berceau de l’EmirAbd-El-Kader, dans la belle et immense plaine de l’Ighriss
Palikao, à une altitude de 500 mètres se situe dans la plaine de Ternifine, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Mascara. Le village est construit sur le versant méridional d’une colline qui forme un des contreforts des montagnes du massif de Benichougran
De Fortassa, en prenant la direction de Mascara, on rencontre sur la route de Sidi-Medjaref où il n’existe pour le moment qu’un caravansérail. On y bâtira peut être un jour un village. En attendant, c’est un morne désert que trouble seul le cours de l’Oued-Medjaref et de l’Oued-El-Haddad qui s’unissent un peu plus loin pour aller se jeter dans la mina.
On arrive à Palikao, chef-lieu d’une commune de plein exercice et siège provisoire de la Commune-Mixte de Cacherou.
Palikao a été créé par décret du 28 janvier 1870 pour 50 feux avec un territoire de 1253 hectares.
On se demande aujourd’hui comment, on a pu attendre jusqu’en 1870 pour implanter la civilisation dans une contrée aussi fertile, qui se prêtait si bien à la pénétration européenne
Il a fallu l’aveuglement ou le parti pris de l’autorité militaire pendant 40 ans pour n’avoir pas couvert plutôt de centres forts et bien constitués cette plaine si riche entre toutes.

La prise du pont de Palikao
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