Des archéologues à Palikao


Des archéologues à Palikao
Après le congrès panafricain de préhistoire qui s’est tenu à Alger, un important groupe savants, en voyage d’études est récemment arrivé à Palikao. Après avoir visité le monument à la mémoire de l’Emir Abd-El-Kader, ils se sont rendus sous la direction de M. Balout, Maître conférences de la faculté d’Alger et de M. Le Du Conservateur des Eaux et Forêts à la sablière de Palikao où les attendaient M. Mesnard, sous-préfet de Mascara, M. Mathiot et Dietrich, administrateur principal et administrateur adjoint de la commune mixte, M. Raoul Charrin représentant la municipalité et Rabot, commissaire de police et de nombreuses personnalités.

Les fouilles à Ternifine

br>La sablière, des petites dunes situées à proximités du grand lac, derrière le cimetière Musulman, elles sont entourées de sables mouvants. Dans les années 1948 à 1950, un groupe d’archéologues a trouvé des ossements et de l’ivoire, des éléphants venaient s’abreuver dans des temps reculés. Les archéologues ont mis à jour le squelette de l’homme de Palikao qui est maintenant dans un musée londonien.

Au début du siècle des fouilles sont faites à Palikao. Ce site est habité depuis la préhistoire par des hommes venus du Sahara et d’Europe méridionale, ce sont des nomades qui vivent dans des grottes autour des lacs.

Fouilles organisées par le Professeur Camille Arambourg

Au cours de ces fouilles on trouve bien sûr des ossements, mais aussi des défenses de Mammouths, des outils , des armes…

Plus tard en 1955, on découvre les restes d’un Atlanthrope qu’on situe à – 500 000 ans et qui sera baptisé : l’homme de Ternifine. Il mesure environ 1,60 mètres, il a des orbites très saillantes. Il apporte une nouvelle technique (africaine) des outils bifaces : le coup de poing est remplacé par un casse tête en amande à l’arête tranchante fixé au bout d’un manche et servant de hache.

Son crane se trouve actuellement au musée de l’homme à Paris.

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