LA COMMUNE MIXTE DE PALIKAO



L'Administrateur Albert MATHIOT.




Les communes mixtes, comme celle de Cacherou dont le centre administratif était Palikao, ont été créées en Algérie à partir des années 1860 et surtout 1870 quand le gouvernement militaire (avec un général-gouverneur à Alger) céda la place à un gouvernement civil et à une administration civile (et un gouverneur-général civil à Alger).

L'Algérie était divisée en trois départements (Alger, Oran et Constantine) avec des préfets et des sous-préfets.


A côté des cette sectorisation préfectorale existaient des territoires dont la population était à majorité musulmane, appelées communes mixtes (avec une législation mixte adaptée aux coutumes des populations arabes) qui étaient dirigées par une administration civile (ces administrateurs avaient succédé aux officiers des bureaux arabes qui étaient à la tête de ces territoires auparavant sous le gouvernement militaire.


Leur étendue était variable comme un arrondissement (Cacherou) qui devint sous-préfecture ou un département français (Saïda, où Albert Mathiot avait été aussi administrateur de 1938 à 1940) qui devint une préfecture.


Dans ces territoires ruraux étaient fondés des bourgs de colonisation qui prenaient le nom d'un lieu-dit arabe ou souvent le nom d'une victoire de l'armée française. Ainsi, Palikao, chef-lieu de la commune mixte de Cacherou, était le nom francisé d'une victoire (1860) d'un corps expéditionnaire français en Chine avec à sa tête le général Cousin Montauban qui fut fait comte de Palikao par Napoléon III.


Les communes mixtes étaient subdivisées en douars qui avaient à leur tête un caïd, notable musulman qui était le relais de l'administration coloniale auprès des populations arabes.


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