Firmin SCHAEFFERT

Firmin SCHAEFFERT, Né le 12 octobre 1913 à Aïn Témouchent Elève de l’école normale d’Alger, débuta comme enseignant à Aïn Témouchent, puis fût nommé Directeur de l’école des garçons de Palikao où, il créa un jardin expérimental prototype. Le recteur d’Alger accompagné d’un inspecteur général viendra visiter ce jardin du cours complémentaire agricole de Palikao, le premier du genre en Algérie. Correspondant de l’Echo d’Oran, il publia de nombreux articles dans des revues agricoles et pédagogiques et il fit une étude géographique et économique de la région.Il quitte Palikao en 1954 pour Béni Saf où, il devint Maire et Conseiller Général.
Il reçut les distinctions de :
- Chevalier du Mérite Agricole
- Chevalier des Palmes Académiques
- Chevalier de la Légion d’Honneur.


Extrait de sa monographie sur la plaine d’Eghriss qui a obtenu le 1er prix du concours de monographie d’Afrique du Nord.
La plaine d’Eghriss s’étend sur 1000 kilomètres carrés environ au sud et à l’est de Palikao. D’après Si El-Djouzi, qui a laissé des notes sur les Cheurfa de la région de Mascara, le mot Eghriss et la forme du participe passé du verbe ghrees (planter). La plaine était autrefois couverte d’arbres de toute sorte. Les anciens habitants y étaient regroupés en petites bourgades de toute sorte. Cet état de chose dura jusqu’au jour où le pays fût envahi par les Hachems, serviteurs des Béni-Zian, Roi de Tlemcen (vers la fin du XIV° siècle). Les Hachems traitèrent les autochtones en ennemis, les frappant de contributions et de razzias continuelles au point que le plus grand nombre fût contraint de quitter la région. Remontons au déluge.
Les outils et les armes en pierres taillées trouvés dans la région, notamment à Palikao permettent d’affirmer que l’homme a fait son apparition dans ce pays au début de l’ère quaternaire. L’industrie de la taille paraît avoir suivi la même progression mais n’a pas atteint semble t’il le degré de perfection et de fini que dans les stations du continent Européen. Ces analogies n’en sont pas moins frappantes. Y avait-il à l’époque quaternaire communications entre l’Europe et l’Afrique ? Ou bien l’homme, doué partout de la même intelligence et des mêmes instincts, et poussés par les mêmes besoins a t-il été porté à choisir les mêmes matériaux et les mêmes formes pour la constructions des ses outils et de ses armes ?… Viticulture.
Devant la renommée des vins dits de Mascara, acquise depuis longtemps sur le marché mondial, la concurrence déloyale n’a pas manqué de se manifester… Le 10 juin le tribunal de grande instance a été amené a juger indispensable une mesure d’instruction aussi complète que possible pour fixer en application de la loi du 6 mai 1919, les parties dudit vignobles pouvant prétendre à appellation. Les experts désignés à cet effet ont été conduits à émettre l’avis suivant retenu par le tribunal dans son jugement du 20 octobre 1937.
a) En considération des traditions locales, des usages loyaux et constant, des discriminations pratiqué dans le commerce dans ses achats habituels, ainsi que des éléments naturels et des facteurs techniques et culturaux de tout ordre, l’appellation d’origine « Vins de Mascara » doit être réservée aux vins produits et vinifiés ( les deux à la fois) dans la région comprenant les communes de : Mascara, Maoussa, Palikao, Dombasle, Thiersville, Aïn-Farres et les communes mixtes de Mascara et de Cacherou (El-Bordj, Sonis, Cacherou)
b) Toutefois à l’intérieur de cette région à l’intérieur de cette région ainsi délimitée, et tenant compte des mêmes éléments, une catégorisation doit être établie qui distingue les vins de la plaine et les vins des coteaux.
Quitter