LES JEUX

 
LE PITCHACK

Le jeu Pitchack est avant tout un jeu d'adresse, il fallait la faire sauter avec las pieds, les genoux comme un jongle avec un ballon.
Comme pour tous les jeux d'adresse, il fallait être très habile et beaucoup de pratique pour apprivoiser cette boule d'élastiques.
Le jeu consistait à faire le plus de jongles possibles.
Les virtuoses rajoutaient des figures de style en se servant de toutes les parties du corps pour faire rebondir le Pitchack.
Fabrication du Pitchack
Il faut une chambre à air de vélo, découper de petits bracelets et les assembler avec une ficelle.
Cet amas de rondelles découpées donnait à l'engin de la souplesse et de l'élasticité qui facilitait les rebonds.

La chambre à air découpée en rondelles.


Le pitchack


Une variante du Pitchahck est fabriquée avec une pièce trouée, celle de 25 centimes des années 1940 faisait bien l'affaire et quelques bouts de laine enfilés dans le trou de la pièce.
Dans la partie inférieure les bouts de laine étaient attachés très serrés et ils étaient libres au dessus de la pièce et formaient un bouquet assez volumineux.

Une autre variante du Pitchahck est fabriquée avec une pièce trouée, du journal roulé puis découpé en franges.
Ce Pitchach s'apparentait d'avantage au volant de badminton, cela permettait de très longs jonglages et des contrôles au pied ou à la tête, il était interdit de se servir des bras, la main n'était autorisée que pour jouer l'engagement.
La partie opposait les joueurs un à un, dans un rectangle de deux mètres sur quatre environ, chacun défendant un carré de deux mètres de coté, tout pitchak tombé au sol ramenait un point à l'adversaire.
Dans les cours de récréation, comme dans la rue de véritables championnats s'organisaient où de véritables championnats.
Il y avait des virtuoses du jongle qui ont dû par la suite devenir d'excellents footbaleurs.


 
LES NOYAUX D'ABRICOTS

Le petits tas.
Il se composait de 3 noyaux assemblés et le 4ième dessus.
Le "Banquier" (en quelque sorte) mettait en jeux 4 noyaux que l'on pouvait remporter avec un seul
Le joeur devait à une distance de 3 mêtres disloquer le petit tas en lançant le noyau un peu comme à la pétanque.

Le tuyau.
Les noyaux étaient placés dans un tuyau de descente des eaux de pluie.
Le match opposait deux joueurs un à l'autre.
Le nombre de noyaux était fixé par les deux joueurs.
Chaque joueur était accroupi de chaque coté du tuyau et lançait à tour de rôle son noyau dans la goulotte.
Plusieurs variantes régissaient la manière de jouer avec la descente d'eau, L'une d'elle était que celui qui chassait le dernier noyau de la goulotte ramassait la totalité des noyaux en jeu.
La variante était intéressante parce que les deux positions de chaque coté du tuyau ne présentaient pas les mêmes difficultés pour deux droitiers par exemple.
Afin d'éviter beaucoup de problèmes on chosisait souvent d'alterner pour que le jeu soit plus équitable.


LES CARICOS
Heureux celui qui pouvait se procurer les précieux roulements à bille auprès d'un mécanicien qui permettait de fabriquer les CARICOS.
Les roulements avant était fixé sur une barre mobile autour d'un axe vertical, il permettait de guider le carico.
Le gouvernail était lui même fixé sur un timon à l'aide d'un gros boulon. Sur le timon était fixé le plateau avec ses deux roues arrières qui elles étaient fixes.
A Palikao les descentes étaient rares, le grand lac et la pépinière nous offraient un dénivelé suffisant pour ces moment d'ivresse à bord de nos caricos.


LE STACK
Pour fabriquer le stack, il fallait choisir une fourche en bois d'oliver, le façonner pour lui donner cette forme arrondie.
On gardait l'arrondi par brûlage qui séchait le bois en lui donnant cette robustesse qui caracrérise l'olivier.
Le matériel : l'élastique, du cuir souple et de la ficelle.
On découpait dans le cuir la poche qui recevait les projectiles.
On découpait également deux bandelettes de cuir que l'on fixait sur branches du stack et sur lesquelles on fixait l'élastique.
Ces bandelettes évitaient le cisaillement de l'élastique quand il était directement fixé sur le bois.
Certains étaient très adroits, il déquillaient les cibles avec un précision extraordinaire.
Beaucoup de petits oiseaux y ont laissé les plumes.
LA TOUPIE (ZARBOTE)
Je ne me souviens plus où on achetait nos toupies peut être à la quincaillerie ANDRAU ou dans une autre boutique.
On achetait la toupie mais on ne l'utilisait pas tel quel, il fallait la préparer.
La toupie était surmontée d'une tête que l'on coupait.
La seconde étape, la plus délicate enlever le clou trop pointu et le remplacer par un autre plus long et d'un diamètre plus gros. La difficulté de cette opération venait du fait qu'il fallait enfoncer le clou suffisamment pour qu'il tienne bien sans que la toupie éclate fendue en deux.
La dernière étape, scier le clou généralement d'un longueur d'un demi centimètre, puis arrondir et polir l'extrémité.
La réussite n'était pas toujours assurée, il fallait que la toupie soit équilibrée pour qu'elle tourne sans bruissement d'air et qu'elle soit douce quand elle tournait dans la main.
La toupie était actionnée par une cordelette qu'on enroulait soigneusement, puis on jetait la toupie sans lacher la ficelle ce qui donnait à la toupie son mouvement rotatif.
On jouait à Tchouk Tchouka, ce jeu consistait à faire avancer la toupie d'un joueur hors d'un cercle.
Il fallait déplacer la toupie au sol uniquement sous le choc entre toupies, sans toucher la toupie au sol avec la main.
Sous les coups (parfois violents) assénés par la toupie du lanceur, il arrivait parfois que la toupie à terre fende, ce qui nous a valu quelques empoignades.


Quitter