Pour rafraîchir la mémoire des Anciens de PALIKAO et satisfaire la curiosité des plus jeunes,
voici le récit de quelques souvenirs, relatés par Amédée ESTEVE.
Retraité de l’Enseignement, balayé par le vent de l’Histoire jusqu’à VENDOME Loir et Cher.


Le poète LAMARTINE avait son Lac.

PALIKAO en avait deux : Le Grand et le Petit.
Ce dernier a servi dans un premier temps, à l’alimentation en eau potable dès la création du village et la Noria (Près de l’école des filles et du Marabout), en était le témoignage. C’est dans cette “marre” que moutons et chèvres, venaient s’abreuver à la tombée de la nuit. Les propriétaires de chevaux trouvaient également un lieu favorable pour laver leurs montures. Mais ils n ‘étaient pas les seuls...
En été, les jeunes du village, à défaut de piscine, trouvaient là un endroit plus ou moins malsain pour faire trempette. Mais le Garde Champêtre de l’époque, Monsieur CHARBONNIER surprenait les baigneurs qui s’enfuyaient les vêtements sous le bras en tenue d’Eve.
A son emplacement devait se construire beaucoup plus tard la piscine municipale. Je rappelle qu’en été les jeunes se rendaient à la ferme FERRER (sur la route de Cacherou) pour se baigner dans le bassin d’irrigation. Quant au GRAND LAC, il avait un caractère beaucoup plus majestueux et un destin plus noble que son homologue. Entouré d’arbres magnifiques, bouleaux et eucalyptus, il était la nuit tombée, un lieu de promenade fort apprécié et tout particulièrement pour les amoureux. Il devait prendre le relais pour l’alimentation en eau potable du village. Deux canaux d’irrigation régularisaient son débit. En ce lieu paradisiaque, quelques audacieux (Ils se reconnaîtront), n’hésitaient pas, par les chaudes nuits d’été, de pratiquer les bains de minuit.
A cette époque la pollution n’existait pas et les VERTS ne se manifestaient pas encore.

Amédée ESTEVE
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