LES MILITAIRES QUI ONT CONSERVE UN BON SOUVENIR
DE PALIKAO


(Par Robert Peres)


Parmi les militaires qui faisaient partie des forces de l'ordre, cantonnées à Palikao au cours des années 1960 à 1962, certains ont gardé un excellent souvenir de notre regretté village et de l'accueil que ses habitants leurs avaient réservé.

Trois d'entre eux, accompagnés de leurs épouses, ont pris part à la soirée du dimanche de notre dernier rassemblement. Il s'agit du capitaine de réserve Monet qui logeait en la maison du docteur Nahon et des soldats Jean-Marie Brunei et Max Borel, ce dernier époux de Michelle Martinez de Palikao.

Au cours de cette soirée les retrouvailles permirent d'évoquer de nombreux souvenirs de plus de quarante ans.

Dans un courrier récent, adressé à notre association, Jean Marie Brunet qui se qualifie de «Palikalois de coeur» et nous remercie de notre chaleureux accueil indique ce qui suit, ci-après textuellement rapporté :

En juin 2002, une vingtaine d'anciens militaires, qui ont effectué leur service militaire en Algérie à Palikao, se retrouvent avec leurs épouses dans la région de Lunel, dans le département de l'Hérault.

Parmi les couples présents, Max Borel et son épouse née Michelle Martinez, une Palikaloise (je ne suis pas sur de l'orthographe)

An cours de la journée, nous sympathisons et les souvenirs surgissent : les rues de Palikao , le café Fourcade, la place de l'Église où j'étais logé, le lac, la piscine, Pichon et son restaurant. Tout m'est revenu en mémoire.

En juin 2004, Michelle et Max Borel nous proposent de participer à la soirée de l'association des anciens de Palikao. Je m'y rends avec mon épouse, car il faut dire que ce village représente beaucoup pour moi.

Je suis né à Lunel et je ne l'ai jamais quitté, sauf pour Palikao où j'ai vécu deux ans. Ainsi je n'aurai connu que deux lieux de vie : mon village natal et ce village d'Algérie.

Alors forcément Palikao restera à jamais gravé dans ma mémoire, avec un regret, celui de ne pas avoir su créer des liens avec ses habitants, par timidité peut-être.

Regrets ravivés par l'accueil que j'ai reçu à Beaucaire, où j'ai rencontré d'autres habitants de Palikao : Clément et Geneviève Maestre, avec qui nous avons changé nos adresses et que nous devons revoir.

Regrets, car loin de chez moi, de mes racines, des liens avec la population m'auraient apporté cette chaleur humaine qui m'a, certains jours, fait défaut.

Vous le savez autant, si ce n'est certainement plus, vous qui avez quitté à jamais votre pays.

Voilà pour le passé.

Aujourd'hui plus de quarante ans après des liens se sont créés. J'espère que nous pourrons les consolider.

Voilà le témoignage d'un militaire du contingent de passage dans votre beau village d'où je ne veux conserver que les meilleurs souvenirs.

Un Palikalois de coeur : J.M. Brunel. P.S. Encore merci pour votre accueil chaleureux à Beaucaire.

Ce témoignage devrait «faire chaud au coeur » de tous ceux des nôtres qui ont été et qui sont encore honteusement salis, tant par la désinformation d'une presse politisée, que par les dires de certains ignares de mauvaise foi..
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